CONI DELOGU FIDAL

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Nella sezione nuorese

dell'atletica sarda da non dimenticare

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La sezione

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da non dimenticare

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La sezione "Atletica Sarda da

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oltre all' aggiornamento delle schede

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dell'atletica sarda ,

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atleti emigranti, ossia degli atleti

che vestendo le magliette

di Società continentali

hanno dato ugualmente lustro

all'Atletica Sarda,

si arricchisce di un'ampia

rassegna stampa che

ripercorre la storia degli ultimi

50 anni del secolo scorso

(oltre 6000 articoli).



 


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Filmer sa peur ... di Philippe Delerm PDF Stampa E-mail
Scritto da Gianni Usala   
Sabato 28 Novembre 2009 18:34

Filmer sa peur


En 1924, aux Jeux olympiques de Paris, Mussabini, l'entraîneur de Harold Abrahams, restait dans sa modeste chambre d'hôtel pendant que son poulain anglais disputait la finale du 100 mètres. On imagine à quel point le couvre-lit, le papier peint, l'armoire, devaient, dans leur silence et leur anonymat apparents, prendre la forme vertigineuse du stade tout proche, s'habiller de sa clameur.

Dans les années soixante, Joseph Maigrot, le magicien du 4 fois 100 mètres, réglait au millimètre les courroies de transmission du relais national. Mais il ne pénétrait pas dans le stade à l'heure des finales. Berger, Genevay, Piquemal, Delecour, Laidebeur ou Bambuck connaissaient par cœur son message. Sans doute n'eussent-ils pas couru différemment en présence de leur mentor. Mais voilà. Superstition? Peur, plutôt, et désir de vivre seul ces quelques secondes où tout va se jouer. On a tout préparé et l'on ne peut plus rien, c'est effrayant.

Aujourd'hui, les entraîneurs fébriles ont trouvé un subterfuge. Bien placés dans l'enceinte du stade, au-dessus de la ligne d'arrivée, ils filment la course. Ils filment. A quoi bon? Que l'on enregistre une séance d'entraînement, pour disséquer ensuite avec l'athlète la moindre de ses imperfections, cela s'impose. Que l'on filme encore, à la rigueur, un tour préliminaire afin de discuter à chaud d'une ultime correction technique à apporter, soit. Mais filmer une finale, un aboutissement, quand les images de télévision donneront à satiété et perfection tous les ralentis possibles?

Bien sûr on devine. L'œil dans la caméra, les entraîneurs font semblant d'être là. En se focalisant sur leur athlète, ils effacent une part de l'enjeu. La perception vivante du stade entier serait trop forte. Alors ils partent ailleurs; dans une boîte dérisoire ils se protègent. Le voyeurisme toutefois se pratique en abyme. Souvent, une autre caméra les filme en train de filmer. Des images pour après, diffusées aux actualités le lendemain en cas de victoire, ou plus tard dans un reportage.

Ce que l'on voit alors est étonnant. La personne la plus concernée par le spectacle est la seule qui ne réagit pas à l'unisson du stade. Pendant que la foule se dresse, l'entraîneur continue à filmer quelques secondes. Caméra: «chambre». L'étymologie épouse l'objet au plus près. La caméra devient une chambre de pudeur où l'entraîneur démiurge exorcise sa peur.

Ultimo aggiornamento Martedì 27 Dicembre 2011 19:00